Traumatologie
La traumatologie est l’étude médicale des traumatismes physiques, c’est-à-dire des atteintes à la santé résultant d’une action extérieure violente et soudaine.
Chute, choc, décélération, objet perforant, tranchant ou contondant et qui entraînent, par ordre de gravité, contusion ou plaie, hématome, entorse, luxation, fracture. Ces lésions altèrent les tissus mous (peau, graisse, muscle) le squelette (os et articulations) et/ou les structures nobles (artères, veines, nerfs, organes ).
Une entorse est une lésion de l’articulation par étirement (ou rupture) d’un ou de plusieurs ligaments. L’articulation n’est plus stable. Elle est douloureuse, gonflée (œdème) ne peut être mobilisée. Il existe quelque fois un hématome. Pour soulager la douleur, une entorse banale de cheville (sans déformation ni impotence) peut être glacée immédiatement par l’emploi d’une bombe réfrigérante, de compresses glacées, un bain de pied glacé. Une luxation est le déboîtement complet de l’articulation. Les ligaments sont rompus et les deux pièces osseuses ne sont plus en contact. Le plus souvent, les muscles également sont lésés. L’articulation est très déformée, très douloureuse et aucun mouvement n’est possible. En général, il est très difficile de déterminer s’il s’agit d’une fracture, d’une entorse ou d’une luxation, ceci d’autant plus que ces différentes lésions peuvent être associées. Seul l’examen médical avec radiographies permet de différencier une entorse simple des autres atteintes articulaires et de décider du mode de traitement.Dans tous les cas il faut immobiliser l’os brisé ou l’articulation lésée.
Le traumatisme des membres est souvent la cause d’une fracture. Celle-ci peut se déplacer en lésant ou comprimant un vaisseau sanguin (hémorragie, arrêt de la circulation dans le membre)
Les os sont, comme tous les organes, vascularisés. En cas de fracture des os du bassin ou de celui de la cuisse, il se produit un saignement qui peut être important. Même isolée, la fracture des gros os peut donc s’accompagner d’une détresse circulatoire. Les os les plus petits ou les segments osseux sont moins riches en vaisseaux sanguins et n’exposent pas, sauf complication associée, à ce risque.
L’intervention doit être médicalisée en cas de fracture du bassin, du fémur chez les jeunes. Quelle que soit la nature des lésions, le membre doit être immobilisé dans la position ou il se trouve après pansements des plaies éventuelles. Lorsqu’une déformation empêche l’immobilisation, on peut être amené à le redresser sommairement avec prudence mais si la douleur est trop importante il faut faire appel à la médicalisation. C’est le cas de la luxation de l’épaule.
Une prise en charge médicale rapide est nécessaire au moindre doute (violence du traumatisme, signes de gravité) car la dégradation de l’état de la victime peut être brutale.
Le traumatisme crânien violent expose à l’atteinte des organes intracrâniens, à la fracture du crâne, à l’hémorragie. La perte de connaissance est un signe fréquent, parfois isolé. C’est une période d’inconscience transitoire, durant quelques secondes à plusieurs minutes .
Il est impossible de faire le point sur les lésions internes sans examens médicaux comme le scanner. Certains signes attestent de la gravité du traumatisme.
En l’absence de signes d’atteinte nerveuse, il faut se méfier de toute douleur, déformation de l’axe vertébral, ou sensation anormale au niveau des extrémités.
Tout traumatisme violent doit faire suspecter une atteinte du rachis, même en l’absence de signes anormaux. En cas d’atteinte nerveuse associée l’intervention doit être médicalisée. L’atteinte nerveuse peut être transitoire, même en l’absence de traitement, par un effet de « sidération « de la moelle épinière (mise au repos sous l’effet du choc, équivalent à la perte de connaissance initiale du traumatisé crânien)
Un traumatisé du rachis ne doit jamais être assis, même s’il le désire, avant que le doute de fracture soit levé (avis médical, radiographies)
Le traumatisme du rachis met en péril la moelle épinière. Celle-ci est le siège des centres nerveux et une zone charnière entre les nerfs périphériques et l’encéphale. Elle peut être atteinte d’emblée ou, du fait d’une fracture instable, à l’occasion d’un changement de position. L’atteinte se manifeste par la paralysie et l’insensibilité de tous les « étages inférieurs » à la lésion.
Le traumatisme thoracique peut mettre en danger des fonctions vitales :
L’atteinte respiratoire (ou circulatoire) est souvent évidente d’emblée (tous les types de détresses peuvent se voir) mais elle peut aussi révéler de façon brutale, à l’occasion d’un changement de position, par exemple.
Selon la violence du traumatisme, on peut constater
La médicalisation est nécessaire dans la plupart des traumatismes importants, en cas de plaie thoracique, qu’elle soit ou non soufflante, de détresse vitale..
La surveillance doit être constante car le risque d’aggravation secondaire est permanent. Une plaie cervicale ou abdominale par arme à feux ou par arme blanche peut intéresser les organes thoraciques : une fracture de côte, une plaie thoracique peuvent s’accompagner de lésions d’organes abdominaux.
Les traumatismes de l’abdomen et de sa partie basse, le pelvis en partie protégé par les os du bassin, peuvent être responsables d’une hémorragie interne (plaie du foie, de la rate), d’une infection (péritonite) par atteinte du tube digestif, de lésions des organes urinaires et génitaux.
Selon la violence du traumatisme, on peut constater :
Le risque d’hémorragie est important, la médicalisation est nécessaire au moindre doute sur la gravité.
Un écrasement brutal de l’abdomen augmente la pression sanguine et peut être à l’origine d’une hémorragie cérébrale. Sous l’effet du traumatisme, les organes abdominaux peuvent aussi passer à l’intérieur du thorax, créant une détresse respiratoire brutale.
L’articulation est l’ensemble des éléments qui réunissent deux os.
Le cartilage : l’extrémité de chacun des os est revêtue d’une substance lisse et huilée, appelé cartilage. Il permet le glissement facile des deux pièces osseuses.
Les ligaments : Ces cordons fibreux fixés de part et d’autre de l’articulation sur les pièces osseuses maintiennent l’articulation.
Les tendons des muscles : Ils s’insèrent sur les deux os.