Arthroscopie

Arthroscopie

L’arthroscopie a révolutionné le traitement des pathologies articulaires.

Durant cette décennie, un nombre croissant d’interventions de chirurgie orthopédique a pu bénéficier de l’essor et des progrès des techniques arthroscopiques.

Grâce à la chirurgie mini invasive assistée par fibre optique et vidéo (arthroscopie) le geste chirurgical et les suites opératoires sont beaucoup moins lourds.

L'intervention

L’arthroscopie utilise un instrument optique de 3 ou 4 mm de diamètre appelé arthroscope qui est introduit dans une articulation à travers la peau par une très courte incision de moins d’un centimètre.

Cette fibre optique est reliée à un système vidéo permettant au chirurgien d’explorer la totalité d’une articulation sur un écran de contrôle.

Les instruments nécessaires à l’acte chirurgical sont, eux aussi, introduits dans l’articulation par un mini-office.

Le chirurgien peut donc à la fois réaliser un acte diagnostic en explorant la cavité articulaire et réaliser un acte thérapeutique grâce à la mini-instrumentation appropriée.

Avant une arthroscopie, le patient a une consultation obligatoire avec un médecin anesthésiste qui permet de faire un bilan de santé du futur opéré, d’établir les risques liés à l’anesthésie et d’envisager le type d’anesthésie.

L’arthroscopie chirurgicale est impérativement réalisée en bloc opératoire au cours d’une hospitalisation. Le patient doit être à jeun avant que l’arthroscopie débute.

Après une désinfection soigneuse de la peau en regard de l’articulation, le chirurgien introduit l’arthroscope et les instruments miniaturisés par de petites incisions faites au travers de la peau et commence son exploration. Il visualise des structures articulaires (cartilages, ménisques ; ligaments croisés antérieurs et postérieurs) et si besoin il intervient pour traiter la cause du trouble.

L’intervention dure environ une demi-heure s’il s’agit d’une réparation méniscale et environ une heure s’il s’agit de la réparation d’un ligament croisé.


Les lésions soignées par arthroscopie

Les articulationsLa plupart des articulations peuvent bénéficier à ce jour d’une intervention chirurgicale sous arthroscopie.

Le genouL’arthroscopie permet de diagnostiquer et de traiter de nombreuses pathologies du genou. La traumatologie du sport entraînant des lésions du ménisque, d’un ligament croisé ou parfois du cartilage bénéficient très largement aujourd’hui de la chirurgie arthroscopique (ligamentoplastie, résection ou suture de ménisque, geste sur une lésion du cartilage)

Dans certains cas d’arthrose du genou on peut parfois réaliser un «nettoyage » de l’articulation sous arthroscopie dans le but de diminuer la douleur du genou.

L’épauleLa chirurgie de l’épaule est aussi très accessible à l’arthroscopie. Les indications les plus fréquentes sont les pathologies de la coiffe des rotateurs, certaines tendinites, les calcifications ou corps étrangers, les instabilités d’épaule ou luxation d’épaule récidivantes.

Les autres articulationsLa cheville, la hanche, le coude, le poignet et le rachis peuvent aussi, pour certaines pathologies, bénéficier des progrès de la chirurgie arthroscopique. Par exemple le syndrome du canal carpien peut être opéré par arthroscopie. Les douleurs chroniques de cheville après traumatologie sportive ou bien en cas d’arthrose de cheville peuvent bénéficier d’un traitement par arthroscopie.

Les interventions par arthroscopie, réalisées en bloc opératoire, sous anesthésie loco-régionale le plus souvent sont faites en ambulatoire.

Avec un minimum d’auto rééducation, expliquée par le chirurgien ou le kiné, le patient retrouve selon les pathologies une autonomie qui varie de 10 jours à un mois, ce qui lui permet de reprendre son travail rapidement, la reprise du sport étant autorisée de 1 à 3 mois.