L’arthrose et la nécrose de hanche sont les deux causes principales de dégradation douloureuse de l’articulation de la hanche.
Il s’agit de l’usure du cartilage de l’articulation de la hanche composée d’un côté par l’extrémité supérieur du fémur (tête du fémur) et de l’autre côté par le versant articulaire du bassin ou cotyle.
La fracture du col fémoral nécessite également une intervention chirurgicale.
Les radiographies montrent un pincement de l’interligne articulaire par disparition du cartilage : l’os de la tête du fémur est au contact du cotyle (bassin) Il n’existe actuellement aucun moyen efficace de réparer cette surface de frottement constituée de cartilage.
Dans un premier temps le traitement est toujours médical, il agit sur la douleur et l’inflammation ; lorsque les médicaments ne suffisent pas, des séances de rééducation à type de physiothérapie (à l’aide d’appareils de type infrarouge ou ultrasons ou encore laser agissant sur la douleur et l’inflammation) peuvent être effectuées. Si toutes ces thérapeutiques n’ont pas engendré d’amélioration, la chirurgie peut être envisagée.
Un bilan préopératoire complet sera obligatoire avec consultation d’un anesthésiste, d’un cardiologue, une prise de sang, une radiographie spécifique permettant de mesurer les dimensions de la prothèse nécessaire.
La cicatrice est classiquement faite sur le bord de la hanche, sa taille dépendra en partie de la corpulence du patient.
L’intervention dure entre 1h30 et 2 heures. Des drains de « redons » sont posés afin d’éviter les hématomes
Il existe des dizaines de types de prothèses, parmi lesquelles le chirurgien fait son choix en fonction de chaque cas.
Retirer les surface cartilagineuses et les remplacer par une prothèse qui est composée :
Un bilan préopératoire complet sera obligatoire avec consultation d’un anesthésiste, d’un cardiologue, une prise de sang, une radiographie spécifique permettant de mesurer les dimensions de la prothèse nécessaire.
Dès le deuxième jour après l’opération, le patient peut s’asseoir sur une chaise et faire éventuellement quelques pas avec l’appui d’un déambulateur puis deux cannes anglaises.
Le 3 e ou 4 e jour, les « redons » qui servent à drainer la plaie opératoire seront en principe retirés, ce qui va faciliter les déplacements du patient.
La date de séjour à la clinique est d’en moyen une semaine mais elle tend à diminuer avec les progrès récents.
Une rééducation est ensuite nécessaire, elle débute en hospitalisation et se poursuit dans un centre ou à domicile avec l’aide d’un kinésithérapeute pendant 2 à 4 semaines.
Les implants ont bénéficié d’importantes améliorations techniques ces dernières années :
Les derniers matériaux développés ont pour objectif de limiter l’usure progressive de la prothèse, d’améliorer la fixation à l’os et d’éviter la luxation. Ces innovations permettent d’espérer une durée de vie de la prothèse supérieure aux 15 années qui sont les ;chiffres habituels de longévité espérée actuellement.
De nouvelles techniques de pose avec ou sans assistance par informatique permettent de mettre en place ces prothèses modernes par voie mini-invasive c’est-à-dire en limitant l’incision, en ne sectionnant aucun muscle, en diminuant les saignements et donc en permettant théoriquement une récupération de la fonction et de la marche beaucoup plus rapide.
Prévention de la luxation : pendant 1 mois dormir sur le dos à plat en maintenant les jambes écartées par un coussin. Eviter absolument le mouvement combiné d’adduction-flexion-rotation interne pendant trois mois ; Surveiller son poids, une surcharge pondérale est néfaste pour la longévité de la prothèse.
Prévention de l’infection : prévenir vos médecins (traitant, dentiste, gynécologue, urologue etc.) que vous avez une prothèse de hanche. Au moindre soupçon de foyer infectieux votre médecin devra vous donner des antibiotiques pour ne pas risquer une contamination microbienne de la prothèse par voie sanguine.
Le contrôle par le chirurgien se fera six semaines après l’intervention puis à 3 mois et à 6 mois et chaque année.
La phlébite : caillot de sang dans une veine.
La luxation : le risque est de l’ordre de 1 à 2%. Le risque est plus élevé durant les 6 premières semaines pendant lesquelles l’apprentissage par votre kinésithérapeute des mouvements potentiels luxants est d’une grande importance.
L’inégalité de longueur : Le réglage de la longueur est une chose difficile dans une arthroplastie de la hanche et reste un objectif primordial pour le chirurgien et le patient. Si elle existe, elle doit être en dessous d’un centimètre.
Le descellement : C’est l’apparition d’une mobilité anormale entre la prothèse et l’os au niveau duquel elle est ancrée, à l’origine des douleurs.
Les infections : Une bonne prévention est à effectuer chez toute personne porteuse d’une prothèse,, la contamination par voie sanguine au cours par exemple d’une infection dentaire, ORL, digestive cutanée peut être à l’origine d’une reprise chirurgicale qui est un évènement grave et qui peut compromettre l’avenir de la prothèse.
Paralysie nerveuse – Hématome – Rejet allergique – Boiterie douleur